La co-prod ou crowdfunding bientôt chez nous?

Un système depuis un temps en place aux Etats-Unis, le crowdfunding se développe en France. Des sites se développent comme touscoprod.com ou motionsponsor.com où mêmes les boites de prod peuvent demander un rabio pour leur distribution (ça leur permet de convaincre avec des images du film déjà tournées). Et des bons films indépendants en plus avec des gens connus (denis lavant, jp mocky, caroline cellier, …)

Le modèle de rémunération est différent selon le site mais, en gros, le site agit lui-même comme co-production du film, récupère donc des droits qu’il repartage avec ses « actionnaires » du moment dans une répartition annoncée d’avance : soit un partage de 80% des bénéfices (le site se garde 20%) pendant 3 ans ou une bonne part jusqu’à remboursement de l’investissement et puis une part raisonnable sur le reste du temps.

L’intérêt de ce genre de site est double:

  • il socialise l’effort de création artistique en permettant à des passionnés de jouer une somme comme s’ils jouaient à la loterie
  • il rapproche les créateurs de leur public en créant, avec plus ou moins de talent, des zones web d’échanges et de communications entre les producteurs du moment et  l’équipe du film… encore trop souvent représentée, à mon avis, par un anonyme de la boite de prod (un stagiaire?)

En tous cas, outre le potentiel gain financier, le co-producteur peut être récompensé de son effort de promotion ou d’investissement par des invitations sur tournage, des participations à des « décisions ».

Bref, un programme assez réjouissant qu’il serait bon de développer en Belgique, non? A moins que nos règles comptables ou fiscales soient trop compliquées ? A moins qu’on préfère aller pleurer pour un subside de 3000 euros pour finir la post-prod  ou finir de financer le kinescopage parce que mémé n’a finalement pas donné ce qu’elle avait promis?

En tous cas, je suppose qu’en France, avec les règles de production et d’aide du CNC, le modèle a probablement été facilité. Faut-il que je retourne en Bretagne? … c’est ma môman qui serait contente.

PS: un petit article sur le crowdfunding aux US: http://money.cnn.com/2010/01/21/smallbusiness/sundance_credit_cards/index.htm. ou alors dois-je aller là-bas?

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Le secret du scénario de Avatar

On m’a tweeté cette image et même si c’est exagéré, elle illustre bien la différence entre l’industrie et l’artisanat. Je préfère décidément l’artisanat.

Le mot du jour, c’est Brel qui l’a dit

Je suis retombé sur cet enregistrement d’une interview à Knokke en 1971.
Le plus difficile quand on vit à vilvoorde, c’est pas d’aller à hongkong, c’est de quitter vilvoorde
Pour plus de développement, écoutez cet extrait:

http://www.box.net/shared/iexzu68g08

Et de chouettes autres réflexions

: je trouve anormal de refuser la peur tout le temps; la bêtise c’est un mec qui vit et qui dit ça m’suffit. Et dans la partie 1, vers 16-17 ans, un homme a eu tous ses rèves (ils sont passés, il le sait pas bien mais il en a eu le gout) et il passe sa vie à vouloir réaliser ces rèves là et à 40 ans, on s’en aperçoit…

La promotion du cinéma en belgique

Lu dans la presse : La Communauté française va muscler les aides qu’elle octroie pour la promotion et la publicité des films belges. Pour aider les professionnels, elle compte notamment engager un expert en marketing au Centre de cinéma et de l’audiovisuel (sic oh mon dieu, un expert).

D’abord on parle de sous bien sûr (450.000€) mais toujours le même doute : qui en profitera, selon quels critères, ouvert à tous?

Par contre, on lit aussi qu’il y aura une cellule « qui examinerait la pertinence des plans de promotion des films, la fusion des aides à la promotion et à la diffusion et l’octroi d’une première tranche de l’aide sur base d’un plan de promotion ». Alors ça c’est drôle, la « pertinence » des plans de promo. J’imagine la table d’experts : mouais, pas mal, c’est sympa mais bon, tu crois que c’est vraiment pertinent pour ton film? hein, t’es le réalisateur mais nous, … on est les experts du bureau central !!!

Bon ceci dit, c’est déjà ça, ça poussera les boites de prod à s’ouvrir à d’autres scénarios de promos voire de diffusion enfaisant peut-être appel à de l’aide de professionnels externes (hein, psst 😉

« Fadila Laanan veut aussi octroyer des aides financières aux salles programmant des films belges et encourager leur diffusion dans des lieux « alternatifs » tels les Centres culturels. Elle prévoit aussi d’organiser davantage d’événements autour de la sortie de films belges, de soutenir l’édition de DVD ou encore de promouvoir l’éducation aux médias et au cinéma dans les écoles. » Mais que de belles idées tout ça !!! Et ambitieuses ! et courageuses surtout, demander aux centres culturels d’aider, ça va leur faire plaisir. Les films US et Français au Kinepolis et les films belges en cine-club de quartier.

Mais bon, ne tirons pas sur l’ambulance même si l’infirmière m’a l’air un peu perdue.

Une bonne campagne promo de film sur internet

Je reviendrai sur ce sujet mais comme la connaissance se construit par un enrichissement régulier de la matière, voici une première réflexion.

Comme toute campagne marketing, pour promouvoir un film sur internet, il faut jouer au chef d’orchestre.

Rassembler de bons éléments dans son orchestre : une section de videos, un bon site web pour l’url, le référencement, des fans sur facebook, un compte twitter, et des relais presse. On peut y ajouter de la com plus targettée comme une page sur myspace pour la musique, du community mgt autour du thème du film, de la com institutionnelle sur les sites pros cinés, du community mgt dans les sites cinés-cinéphiles et enfin entretenir des relations privilégiées avec des blogueurs (sneakpreviews, matériel inédit, …).

Mais surtout, l’art réside dans l’orchestration, ça veut dire une bonne partition, et les ressources pour tenir la baguette.