Archives de Catégorie: Réflexions et partages

La valeur d’un film décroit par son “exposure”

Je viens de commencer « The movie business book » de Jason E.Squire. Ce monsieur considère, et il n’est pas le seul dans ce milieu, qu’un film perd de la valeur quand il devient accessible par un plus grand nombre.

Dans cette logique, et on le comprend facilement, un film qui est vu par tout le monde n’a plus de valeur commerciale, il est un succès mais ils ne se vend pas. La démarche est donc de ne pas bruler les étapes : d’abord les salles, puis on attend, ensuite les dvd, puis on attend, ensuites les télés, …

Le problème dans ce modèle, c’est qu’un film qui n’a pas de succès dans les salles est rangé dans les catalogues confidentiels en dvd et est rarement acheté par les télés (ou, par chance, dans un package comme cadeau bonux). Du coup, c’est un flop commercial et une énorme frustration pour l’auteur.

Et comment on a un succès dans les salles?  En étant distribué correctement (filtre distributeur), en passant au bon moment (filtre distributeur et chance), en passant dans les bons endroits (filtre distributeur et salles), en restant suffisamment longtemps (filtre salles et public), en correspondant à une envie (filtre public), en étant bien critiqué (filtre public, presse et distributeur) et enfin en étant « bon » (filtre auteur). Bref, si t’as pas au début de distributeur pour les salles, tu échappes totalement au modèle décrit par Squire et partagé par la plupart des gens du milieu.

Et quoi? Tu jettes ton film ? Est-ce que ça veut dire que ton film n’a pas de valeur ? Et si on s’en remettait principalement au filtres public et auteur? Aujourd’hui les principaux intermédiaires qui font la valeur commerciale d’un film sont en crise, est-ce du aux films? Je compte bien avancer dans la (re)définition de la valeur d’un film, car c’est au plus profond de cette définition qu’il faut travailler selon moi.

Le mot du jour, c’est Brel qui l’a dit

Je suis retombé sur cet enregistrement d’une interview à Knokke en 1971.
Le plus difficile quand on vit à vilvoorde, c’est pas d’aller à hongkong, c’est de quitter vilvoorde
Pour plus de développement, écoutez cet extrait:

http://www.box.net/shared/iexzu68g08

Et de chouettes autres réflexions

: je trouve anormal de refuser la peur tout le temps; la bêtise c’est un mec qui vit et qui dit ça m’suffit. Et dans la partie 1, vers 16-17 ans, un homme a eu tous ses rèves (ils sont passés, il le sait pas bien mais il en a eu le gout) et il passe sa vie à vouloir réaliser ces rèves là et à 40 ans, on s’en aperçoit…

Rencontre avec un sage du business (prof de MBA) : 2 vidéos absolument à voir sur la chance et savoir anticiper.

Philippe Gabilliet, directeur du MBA executive d’ESCP Europe, nous livre deux témoignages-conseils gratuits. Deux exposés essentiels pour tous ceux qui cherchent réussite, accomplissement, excitation et motivation dans leur job/carrière/business(/vie).

La chance est une compétence qui se travaille:
  • Avoir la capacité à créer autour de vous un environnement favorable
  • Activer la boite à opportunités (les bonnes rencontres, les bons territoires, les bonnes demandes)
Comment ? avec 4 postures :
  1. Vigilance, curiosité: les opportunités détestent les systèmes qui tournent en rond, sortir de sa routine
  2. Réseau, interaction: devenir celui ou celle qui met les autres en relation, qui aide les autres à atteindre leurs objectifs
  3. Sagesse, conscience: il peut y avoir des revers de la chance et utiliser ses échecs comme matière première pour rebondir
  4. Anticipation: avoir un projet d’avance qui s’il est entendu, apportera des opportunités
Enfin, la meilleure façon de rencontrer des opportunités, c’est déjà d’en être une soi-même.
Anticiper son futur:
En période de crise, on est dans la turbulence, on a le sentiment que les choses s’accélèrent, on perd ses repères, on perd la visibilité. Il faut anticiper mais comment?
3 portes :
  • Le passé, la prévision: sur bases d’événements passés, j’émet des hypothèses
  • Le futur, la vision: récit pour créer de l’adhésion mais en temps de crise, on y croit moins
  • Le présent: regarder la situation actuelle et influencer sur les points qui devraient fonctionner dans le futur.
6 questions à se poser pour explorer les scénarios possibles:
  • Qu’est ce qui ne va pas changer ? Qu’est ce que le socle? Les choses qui ne changeront pas avec lesquelles il faudra faire.
  • Qu’est ce qui aura changé à coup sur dans deux ans? Les choses où il faudra nécessairement innover
  • Quels sont les futurs dont on ne veut pas? Quel chemin ne veut-on pas prendre?
  • Qu’est ce qui a déjà commencé à changer depuis un an ou deux? Quelles sont les tendances ? Dans le monde, autour de nous?
  • Où sont nos principales incertitudes ? Les risques, les opportunités?
  • Où sont les marges de manoeuvre?
Au quotidien, parcequ’il faut être prêt collectivement, 3 petits réflexes:
  • Curiosité, être à l’affut de ce qui est en train de démarrer, de ce qui intéresse encore peu les autres, voir des liens entre les choses avant les autres
  • Avoir « le pessimisme du conquérant », qu’est ce que je fais si ça tourne mal?
  • Avoir le sens du pari, en temps de turbulence, une bonne décision est une décision … qu’on prend et un fois prise, on fait tout pour la rendre bonne
Je tiens à remercier ce monsieur pour ce partage, aux élèves du MBA qui ont capté ces exposés et à Julg7 pour les avoir posté sur son blog.

Brève de comptoir : la barbe fait grossir

Parce qu'on ne se rend pas compte du menton qui s'épaissit !!! Et c'est terrible quand vient le tour à la ceinture de parler !